Les atouts de la recherche scientifique française, quels sont-ils et pour combien de temps encore ?

Alors même que l’Humanité n’a probablement jamais eu autant besoin de la science pour affronter les défis qui lui font face, on assiste un peu partout sur la planète, parfois même avec brutalité, à sa remise en question. La pandémie de COVID a été un catalyseur extraordinaire du scepticisme scientifique et la réélection de Trump en est peut-être la dernière illustration en date. Ainsi, dans une accélération inédite dans l’histoire, de plus en plus de femmes et d’hommes contestent les faits scientifiques, les reléguant au même niveau que des opinions.

Sans chercher ici à discourir sur la part de responsabilité éventuelle des scientifiques dans l’état du monde actuel, nous avons pourtant la conviction qu’il n’y aura pas de futur désirable sans une fabuleuse mobilisation de la science. Cependant, si c’est une condition nécessaire, elle est loin d’être suffisante et le reste de l’équation repose sur les choix politiques que nous ferons.

Dès lors, s’interroger sur la place de la science conduit assez logiquement à se poser la question de l’état de la recherche scientifique, et en l’espèce ici, de la recherche française. Notre recherche a-t-elle les moyens et les qualités pour nous permettre de relever les défis actuels et à venir ? Quels sont ses atouts, quelles sont ses forces ? Mais aussi, quelles sont ses faiblesses ? C’est le sujet de cette note qui s’inscrit dans le cadre d’une audition du SNPTES par un groupe de travail mis en place par l’Académie des sciences.

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